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RD 1188/2025 : ce qui change le 1er octobre pour louer un bateau sans permis

  • Photo du rédacteur: Victor Cabrera Bellon
    Victor Cabrera Bellon
  • 27 mai
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Dernière révision : 13 août 2026

 

À compter du 1er octobre 2026, l’exception espagnole permettant de piloter certaines petites unités sans titre nautique sera expressément restreinte. Le changement principal concerne les bateaux de plaisance à moteur jusqu’à 5 mètres et 15 CV de puissance nominale maximale : l’exemption sera réservée à l’usage privé et ne pourra plus justifier leur location sans titre approprié du conducteur.

 

La réforme n’interdit pas la location de bateaux et ne fait pas de la Licencia de Navegación la réponse automatique pour toute unité. Le titre requis dépend du bateau et de la navigation prévue.

 

Petit bateau à moteur concerné par la réforme espagnole RD 1188/2025

 

Quelle règle change, et à quelle date ?

 

Le décret royal 1188/2025 modifie plusieurs textes de la marine marchande espagnole. Son article quatre remplace l’article 10 du décret royal 875/2014 relatif aux exceptions aux titres nautiques de plaisance.

 

La plupart du RD 1188/2025 est entrée en vigueur le 31 décembre 2025, mais cette modification précise est différée au 1er octobre 2026. L’ancienne rédaction reste applicable jusqu’au 30 septembre ; la nouvelle s’applique dès le 1er octobre.

 

Avant et après le 1er octobre

 

Situation

Jusqu’au 30/09/2026

À compter du 01/10/2026

Bateau à moteur jusqu’à 5 m et 15 CV

Peut être piloté sans titre dans les limites de l’exception

Exemption uniquement pour l’usage privé

Bateau à moteur loué ayant ces caractéristiques

Peut relever de l’exception actuelle

Le conducteur doit avoir un titre approprié

Voilier jusqu’à 6 m

Inclus dans l’exception actuelle

Le nouveau texte vise l’usage sportif ; chaque opération doit être examinée selon ses circonstances

Engins flottants ou de plage

Inclus, sauf véhicules nautiques à moteur

Une exception spécifique demeure, sauf véhicules nautiques à moteur

Limites communes

Majeur, navigation diurne, maximum 2 milles

Ces limites restent applicables aux cas encore exemptés

 

Ce tableau est un résumé pratique et ne remplace pas les textes officiels. La classification, l’usage réel et les exigences applicables doivent être vérifiés avant le contrat ou la remise du bateau.

 

Quelles entreprises sont principalement concernées ?

 

La réforme vise clairement les flottes de petits bateaux à moteur jusqu’ici loués sans titre sous l’article 10 : jusqu’à 5 mètres, 15 CV de puissance nominale maximale et sans dispositif réducteur de puissance.

 

Dès octobre, longueur et puissance ne suffiront plus en cas de location. Le conducteur devra posséder un titre dont les prérogatives couvrent le bateau et la navigation prévue.

 

Il est inexact d’affirmer que tout bateau à moteur ou voilier loué exigera une Licencia de Navegación. Les unités plus grandes étaient déjà hors de cette exception étroite. La licence espagnole possède en outre ses propres prérogatives : bateaux jusqu’à 6 mètres, puissance adaptée selon le constructeur, navigation diurne et jusqu’à 2 milles d’un port, d’une marina ou d’un abri.

 

Client présentant son titre nautique avant de louer un bateau

 

Ce qui demeure pour l’usage privé

 

La nouvelle rédaction conserve l’exemption pour l’usage privé des bateaux à moteur jusqu’à 5 mètres et 15 CV. Usage privé ne signifie pas uniquement propriété : le texte qualifie la nature de l’utilisation, pas seulement l’identité du propriétaire.

 

Les limites expresses demeurent :

 

• conducteur âgé d’au moins 18 ans ;

• navigation diurne ;

• éloignement maximal de 2 milles nautiques du port, de la marina ou de la plage de départ ;

• exclusion des véhicules nautiques à moteur de ce régime.

 

L’exception ne supprime pas les autres exigences de sécurité, documentation, zone de navigation, assurance ou réglementation régionale.

 

Contrôles à mettre en place par le loueur

 

Avant octobre, un processus vérifiable devrait être instauré :

 

1. Identifier chaque bateau, sa longueur, sa puissance et son activité autorisée.

1. Déterminer le titre couvrant le bateau et la navigation proposés.

1. Vérifier identité, validité et concordance du document avant la remise.

1. Inscrire les données utiles du chef de bord dans le contrat.

1. Conserver les preuves conformément aux règles de protection des données.

1. Actualiser le site, les conditions de réservation, la publicité et les intermédiaires.

1. Former le personnel chargé de la remise et documenter les consignes de sécurité.

1. Revoir avec le courtier ou l’assureur l’activité déclarée, les utilisateurs admis et les pièces exigées en cas de sinistre.

 

Une activité dans plusieurs communautés autonomes ou avec des unités sous pavillon étranger exige aussi de vérifier les règles territoriales, d’immatriculation et de reconnaissance des titres.

 

Conséquences pour l’assurance

 

Le RD 1188/2025 modifie une règle de titre nautique ; il ne réécrit pas toutes les polices de location. Les conséquences dépendent du contrat.

 

Il convient de vérifier :

 

• l’usage commercial et la formule de location déclarés ;

• les exigences relatives au chef de bord, au client et aux titres ;

• la zone territoriale et les limites de navigation ;

• la responsabilité civile obligatoire et complémentaire ;

• les dommages au bateau, franchises et exclusions ;

• l’assurance accidents des occupants lorsqu’elle est requise ou souscrite ;

• les obligations de déclaration, prévention et conservation des documents ;

• les conséquences contractuelles d’un manquement et son lien causal avec le sinistre.

 

Il n’est pas prudent d’affirmer que tout manquement entraînera automatiquement un refus. La police, les faits, la cause, l’obligation violée et la loi applicable doivent être analysés. Remettre une unité à une personne non habilitée peut néanmoins provoquer un sérieux litige de garantie et des conséquences administratives.

 

Loueur nautique vérifiant contrats, titres et assurance de sa flotte

 

Faut-il toujours exiger la Licencia de Navegación ?

 

Pas nécessairement. Elle peut suffire pour les unités jusqu’à 6 mètres, avec une puissance adaptée selon le constructeur, de jour et dans la limite de 2 milles d’un port, d’une marina ou d’un abri. Si le bateau ou le trajet dépasse ces prérogatives, un titre supérieur sera nécessaire.

 

Le loueur ne devrait pas recommander un document sans examiner la fiche du bateau, la zone autorisée et l’activité vendue.

 

Questions fréquentes

 

Toute location sans permis disparaît-elle en Espagne le 1er octobre ?

 

La réforme empêche d’utiliser l’exception des petits bateaux à moteur pour leur location. La formule « tout bateau sans permis » est plus large que le changement légal et peut être inexacte pour d’autres unités ou usages.

 

L’activité actuelle peut-elle continuer jusqu’au 30 septembre ?

 

La modification de l’article 10 prend effet le 1er octobre. Jusqu’alors, la rédaction actuelle demeure, sans préjudice des autres obligations administratives, opérationnelles et d’assurance.

 

Un particulier peut-il continuer à naviguer sans titre ?

 

À partir d’octobre, l’exception demeure pour l’usage privé des bateaux à moteur jusqu’à 5 mètres et 15 CV, dans les limites d’âge, de distance et de navigation diurne. Usage privé et propriété ne sont pas automatiquement synonymes.

 

L’assureur refusera-t-il toujours un sinistre sans titre ?

 

On ne peut l’affirmer automatiquement. La police, la cause, les circonstances et la loi applicable doivent être examinées. L’absence de titre peut être déterminante et créer un litige de garantie, outre les conséquences administratives.

 

Faut-il remplacer la police avant octobre ?

 

Pas nécessairement, mais il faut confirmer par écrit que l’activité, les unités, les utilisateurs, les titres et les procédures sont compatibles avec les conditions souscrites.

 

Plan d’adaptation recommandé

 

En août et septembre, le loueur devrait recenser les unités concernées, définir les titres admis pour chacune, actualiser les contrats et canaux de vente, former le personnel et arrêter un protocole documentaire avec son courtier. Attendre la première réservation d’octobre accroît le risque opérationnel.

 

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*Information générale révisée le 9 août 2026. Elle ne constitue pas un conseil juridique et ne confirme aucune garantie. La réglementation en vigueur, les décisions administratives, la police, le bateau et chaque opération doivent être vérifiés.*

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